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Entretien avec José


Ancien directeur de société, José Martinez, 53 ans marié deux enfants, parle de sa nouvelle vie depuis le diagnostic de la maladie de Parkinson en 2012.
Contraint d’abandonner son travail, il se tourne vers la création artistique : savant mélange entre la photo et les techniques numériques.

Quand as-tu été diagnostiqué avec la maladie de Parkinson et comment cela a-t-il impacté ta vie quotidienne ?

En 2012 faisant suite à mon embauche j’ai été convoqué par le médecin du travail à qui je signale quelques raideurs musculaires surtout au niveau du bras. Après plusieurs examens le diagnostic est tombé, et il a déstabilisé mon
équilibre professionnel et familial.
J’ai été obligé d’arrêter mon travail en 2015 car cela générait trop de pression et j’ai donc cherché des idées pour m’occuper. J’ai commencé a faire des photos avec mon téléphone portable et des applications qui permettent la photo « créative ».

Comment as-tu commencé à t’intéresser à la photographie et quel type de photographie ?

Grace à une formation je me suis tourné vers le photo journalisme en 2015 et 2016 : j’ai acheté mon premier appareil photo «reflex » semi-professionnel et c’est devenu une passion.
Puis jusqu’en 2019 J’ai fais des photos de paysages, plutôt au levé du jour ou au crépuscule quand la lumière est si particulière. Puis tout s’est arrêté à cause du confinement et aussi de l’évolution de la maladie.

Comment ton travail a-t-il évolué entre photo et technique numérique ?

En entreprise j’avais fait des montages et détourages de photos pour de la publicité, j’ai donc eu l’idée de faire des photos montages : paysages réels avec des inclusions de « super éros », d’animaux ou de personnages de fiction. C’est ainsi que j’ai préparé ma première grande exposition de photos montage « DELIRIUM ». 67 tableaux exposés à la médiathèque de Saint-Nazaire en septembre 2022. Puis il y a eu la deuxième exposition toute récente « AQUA .REELLES » en septembre 2024 : plus apaisée, (90 tableaux) qui a engendré une grosse pression très difficile à gérer pour moi.

Comment José est-il devenu JO ZEP ?

Quand je travaillais, avec les collègues nous allions boire le café au Relais Saintonge et le patron m’appelait comme cela. Comme je ne voulais pas que mon vrai nom apparaisse sur les réseaux sociaux j’ai eu l’idée de prendre celui de JO ZEP en souvenir et je l’ai gardé pour mes expositions.

Y a-t-il des influences ou des mentors qui ont marqué ton parcours ?

Je me suis inspiré des photos de paysages d’Antonio GAUDENCIO, et j’aime beaucoup DALI pour sa « folie ».

Quel impact la maladie a-t-elle sur la pratique de la photographie ?

Cela fait trois ans que je ne peux plus faire de la photographie ni le matin car je suis sujet à des crampes, ni le soir parce que je suis trop fatigué.
Ma période « DELIRIUM » je la dois à un traitement antiparkinsonien qui a modifié ma perception du réel, elle a permis une activité débordante mais également un comportement dangereux tant pour ma famille que pour moi.

Membre bienfaiteur et photographe de l’association Parkinson 66 qu’est-ce que cela t’apporte ?

Je suis à l’association depuis 2015 pour le lien social, les amitiés et surtout le partage des expériences et l’entraide qu’elle permet. Elle aide aussi à faire connaître la maladie.

Y- a-t-il d’autres associations dont tu aimerais parler ?

J’ai créé le club photo le « Déclic » de Saint Nazaire, participé à la formation de bénévoles afin qu’ils prennent le relai.

Quel message aimerais-tu transmettre aux personnes malades ?

Ne pas s’arrêter, rester dans le mouvement physique et/ou intellectuel. Il faut rester actif ou trouver des alternatives, bref s’occuper.

As-tu des projets en préparation ?

Je me sens plus fatigué, cependant je suis bien occupé par les soins (kiné) et mes enfants.
J’envisage encore une exposition mais à plusieurs exposants et en plus petit comité pour éviter un stress de plus en plus difficile à gérer.

Quelles réflexions personnelles voudrais-tu partager ?

Je suis un peu en colère contre le manque de lucidité des gens et je me tourne vers la spiritualité. Cependant, la lecture du livre de Eckhart TOLLE « Le pouvoir du moment présent » a changé ma vie en m’apportant plus de sérénité et une nouvelle vision des choses.
Nouveau centre d’intérêt pour moi : l’I.A. l’intelligence artificielle qui pose question et m’inquiète. Mais qui me sert surtout à faire des chansons et des photomontages pour m’amuser et amuser la galerie !

Merci beaucoup José, Michel et moi avons passé un incroyable super bon moment à t’écouter.

Tableaux exposition AQUA.REELLES septembre 2024 :

Tableaux exposition DELIRIUM septembre 2022 :