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Les Interventions Non Médicamenteuses dans la maladie de Parkinson

Les Interventions Non Médicamenteuses dans la maladie de Parkinson

Conférence Regards croisés sur la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer à la MDPH le 11 avril 2025 par le Docteur Capdeville – Président de l’association Parkinson 66

Cet exposé a été présenté dans le cadre des vendredis du Handicap en avril 2025 organisé conjointement par
FPO (France Alzheimer 66) et PK 66.
Nous avons exposé les difficultés à poser une définition et une délimitation des INM.
Cette question des INM est importante. Les INM doivent être placées où elles doivent l’être, c’est-à-dire à côté de ce qui constitue la prise en charge classique de la maladie de PARKINSON (évaluations cliniques régulières, prescription de médicaments (L dopa et agonistes), prescriptions de rééducations orthophoniques et kinésithérapiques, interventions neurochirurgicales. Ces actions dont l’efficacité est reconnue sont prises en charge par la sécurité sociale. J’y inclus des interventions médicales complémentaires (enregistrement polygraphique du sommeil, prise en charge par un psychiatre…).Les INM viennent après ou à côté, non pour intervenir sur un symptôme précis mais dans une approche plus globale et visent à améliorer l’état général physique et psychique. Des études portent sur les INM et tentent d’évaluer leur efficacité ce pour donner au patient toutes les informations souhaitables ( mode d’action, fréquence et contenu des séances, effet bénéfique espéré et éventuels effets indésirables, coût…). Mais en aucun cas les INM ne peuvent se substituer à la prise en charge médicale classique dont on connait les effets mais également les limites actuelles dans l’attente de nouvelles avancées de la recherche.

DOCTEUR c. cAPDEVILLE
Sur l'estrade de la salle Canigou les intervenants. Michelle Martre au micro, à sa droite le Docteur Capdeville

INM – Un concept à définir

Présentation de la conférence Les INM dans la maladie de Parkinson

Les INM se définissent d’abord par ce qu’elles ne sont pas

  • dans le champ médical : médicament, matériel biologique implantable …
  • dans le domaine paramédical : kinésithérapie, orthophonie…
  • dans le domaine culturel : pratique artistique, UTL, lecture …
  • dans des pratiques sportives : tennis de table, marche nordique ..
  • dans le domaine de l’hygiène de vie : diététique, lutte contre la sédentarité etc

Les INM – ce qu’elles sont

Schéma : où se situent les INM ?
  • Interventions : actions de soins et de prévention
  • Conduites par des professionnels (dûment formés)
  • Basées sur des principes, des mécanismes biologiques et psychologiques
  • Complémentaires aux traitements classiques
  • Menées (le plus souvent) à l’initiative des patients eux-mêmes
  • Impossible d’en faire la liste exhaustive: homéopathie, acupuncture, ostéopathie, méditation pleine conscience ….

INM – Autres appellations courantes

  • INH : CAM ( Complementary and Alternative Medicine)
  • Académie nationale de médecine : Thérapies complémentaires
  • HAS : Thérapeutiques non médicamenteuses validées
  • Autres appellations : médecines douces, médecines complémentaires, médecines parallèles, médecines alternatives…
  • Le terme intervention retenu car plus large que le mot produit, plus inclusif que thérapie (qui exclut la prévention)
  • Le terme “non médicamenteuse” renvoie à des mécanismes biologiques ou psychologiques

INM – Pour quelles raisons ce concept a été créé

Le concept a été créé pour protéger les patients en leur permettant comme pour tout acte médical d’être informés sur :

  • leur mode d’action
  • les indications
  • les modalités d’application (nombrer de séances…)
  • les bénéfices attendus, risques d’interférences, effets indésirables. Permettant d’appliquer le principe de base : PRIMUM NON NOCERE et d’évaluer la balance bénéfices/risques

Traitements proposés dans la maladie de Parkinson

En l’absence de la compréhension des mécanismes physiopathologiques, les traitements proposés dans la maladie de PARKINSON sont symptomatiques.

  • Traitement médicamenteux : dopamine ou agonistes dopaminergiques
  • Stimulation cérébrale profonde
  • Rééducations : kinésithérapie, orthophonie, ergothérapie, rééducation sensorielle
  • INM
  • Activité physique: marche, sports …

Les freins à l’utilisation des INM

  • Frein culturel : Nécessité de promouvoir une conception globale du traitement dans laquelle la prise en charge médicamenteuse et la prise en charge non médicamenteuse apparaissent complémentaires dans un objectif curatif et préventif
  • Frein chez le médecin : Manque de disponibilité et défaut d’information
  • Frein chez le patient : Difficultés à accepter les INM (contraintes de temps et de disponibilité), pb économiques, pb de mobilité
  • Frein scientifique : Difficultés à produire des évaluations randomisées

Pourquoi choisir l’acupuncture ?

Un acupuncteur en action, il plante ses aiguilles le long de la colonne vertébrale d'un patient

Selon le Dr STEPHAN
40 % des patients utiliseraient une forme quelconque de médecine complémentaire et l’acupuncture serait l’une des trois préférées.

Co-Directeur de la revue « Acupuncture & Moxibustion »


De quels éléments dispose-t-on ? Sur internet on trouve plusieurs articles

L’OMS a défini 43 domaines d’application pour l ’acupuncture.

Quelques domaines où l’acupuncture a montré les résultats les plus prometteurs (sic) :

  • Douleur chronique, troubles musculosquelettiques, anxiété et dépression…
  • Les études scientifiques ont démontré que l’acupuncture agit (entre autres) par libération d’endorphines et de neurotransmetteurs.
  • Mais toutes les études ne s’accordent pas sur l’efficacité de l’acupuncture.
  • La communauté médicale n’est pas unanime à la considérer comme une méthode scientifiquement prouvée en raison de la difficulté à réaliser des études randomisées et contrôlées.

Quels risques avec l ’acupuncture ?

Les risques sont mineurs si exercice pratiqué par des professionnels expérimentés.
Pas d’interférence avec les autres traitements.
Conclusion de l’auteur, lui-même acupuncteur : L’acupuncture représente donc une option thérapeutique valable… avec une base scientifique solide et une reconnaissance croissante dans la médecine occidentale.

Mon opinion sur l’acupuncture et mes recommandations

L’acupuncture peut vous apporter des bienfaits ( fussent-ils liés à un effet placebo) si vous y croyez. Si elle ne vous fait pas de bien, elle ne vous fera pas de mal.
Mes recommandations : Ne pas arrêter le suivi et le traitement prescrit par votre neurologue.

Dr. Christian Capdeville

Christian Capdeville, Président de l'association Parkinson 66 Perpignan